Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage
Libre continent sans grillage
Ici, nos rêves sont étroits
C'est pour ça que j'irais là-bas
Là-bas
Faut du coeur et faut du courage
Mais tout est possible à mon âge
Si tu as la force et la foi
L'or est à portée de tes doigts
C'est pour ça que j'irais là-bas
N'y va pas
Y'a des tempêtes et des naufrages
Le feu, les diables et les mirages
Je te sais si fragile parfois
Reste au creux de moi
On a tant d'amour à faire
Tant de bonheur à venir
Je te veux mari et père
Et toi, tu rêves de partir
Ici, tout est joué d'avance
Et l'on n'y peut rien changer
Tout dépend de ta naissance
Et moi je ne suis pas bien né
Là-bas
Loin de nos vies, de nos villages
J'oublierai ta voix, ton visage
J'ai beau te serrer dans mes bras
Tu m'échappes déjà
Là-bas
J'aurai ma chance, j'aurai mes droits
N'y va pas
Et la fierté qu'ici je n'ai pas
Là-bas
Tout ce que tu mérites est à toi
N'y va pas
Ici, les autres imposent leur loi
Là-bas
Je te perdrai peut-être là-bas
N'y va pas
Je me perds si je reste là
Là-bas
La vie ne m'as pas laissé le choix
N'y va pas
Toi et moi, ce sera là-bas ou pas
Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage
N'y va pas
Libre continent sans grillage
Là-bas
Beau comme on n'imagine pas
N'y va pas
Ici, même nos rêves sont étroits
Là-bas
C'est pour ça que j'irais là-bas
N'y va pas
On ne pas laissé le choix
Là-bas
Je me perds si je reste là
N'y va pas
C'est pour ça que j'irais là-bas
N'y va pas...
Auteur-compositeur-interprète : Jean-Jacques Goldman Album : Entre gris clair et gris foncé Année de sortie du single : 1987
Sirima, la jeune femme qui chante avec Jean-Jacques Goldman est décédée tragiquement.
Rien à voir mais sa mère était française et son père sri-lankais. Elle a vécu son enfance au Sri-Lanka et son adolescence en Angleterre.
Sur la place chauffée au soleil Une fille s´est mise à danser Elle tourne toujours, pareille Aux danseuses d´antiquités, Sur la ville il fait trop chaud Hommes et femmes sont assoupis Et regardent par le carreau Cette fille qui danse à midi.
Ainsi certains jours, paraît Une flamme à nos yeux À l´église où j´allais On l´appelait le bon Dieu L´amoureux l´appelle l´amour
Le mendiant la charité Le soleil l´appelle le jour Et le brave homme la bonté.
Sur la place vibrante d´air chaud Où pas même ne paraît un chien Ondulante comme un roseau La fille bondit, s´en va, s´en vient Ni guitare ni tambourin Pour accompagner sa danse Elle frappe dans ses mains Pour se donner la cadence.
Ainsi certains jours, paraît Une flamme à nos yeux
À l´église où j´allais On l´appelait le bon Dieu L´amoureux l´appelle l´amour Le mendiant la charité Le soleil l´appelle le jour Et le brave homme la bonté.
Sur la place où tout est tranquille Une fille s´est mise à chanter Et son chant plane sur la ville Hymne d´amour et de bonté Mais sur la ville il fait trop chaud Et, pour ne point entendre son chant, Les hommes ferment les carreaux Comme une porte entre morts et vivants.
Ainsi certains jours, paraît Une flamme en nos cœurs Mais nous ne voulons jamais Laisser luire sa lueur Nous nous bouchons les oreilles, Et nous nous voilons les yeux, Nous n´aimons point les réveils De notre cœur déjà vieux.
Sur la place, un chien hurle encore Car la fille s´en est allée Et comme le chien hurlant la mort Pleurent les hommes leur destinée.
Auteur-compositeur-interprète : Jacques Brel (belge francophone). Album : Chansons ou Versions inédites de jeunesse. Année : 1953
Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes n'y pourront rien changer
Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens de jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blêmis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux à jamais
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Oui je t'aimais, oui mais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Car tu m'en as trop fait.
Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes n'y pourront rien changer
Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens de jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blêmis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux à jamais
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Oui je t'aimais, oui mais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Comme si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en vais
Car tu m'en as trop fait.
Auteur et compositeur : Serge Gainsbourg.
Album :Vu de l'extérieur.
Année de sortie : 1973.
ACTIVITÉS PÉDAGOGIQUES
A1 et A2 :
1) Supprimer les rimes à l'écoute de la chanson.
La difficulté est réfléchie et progressive.
2) Apprendre le poème de Paul Verlaine qui a inspiré la chanson de Serge Gainsbourg.
3) Comprendre la versification du poème.
A2 :
1) Rédiger l'introduction de la présentation du poème.
A1 et A2 :
1) Consigne :Complétez
le texte de la chanson en trouvant les rimes.
Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes n'y pourront rien ____
Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en_______
Tu t'souviens de jours anciens et tu________
Tu suffoques, tu blêmis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux à _______
Ouais je suis au regret
D'te dire que je m'en_____
Oui je t'aimais, oui ______
Je suis venu te dire que je m'en_______
Tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Comme dit si bien Verlaine au vent_________
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tu t'souviens des jours heureux et tu ________
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
Ouais je suis au_________
D'te dire que je m'en vais
Car tu m'en as trop______.
Je suis venu te dire que je m'en______
Et tes larmes n'y pourront rien_______
Comme dit si bien Verlaine au vent ________
Je suis venu te dire que je m'en ______
Tu t'souviens de jours anciens et tu _______
Tu suffoques, tu blêmis à présent qu'a sonné ______
Des adieux à _______
Ouais je suis au _______
D'te dire que je m'en ______
Oui je t'aimais, oui _______
Je suis venu te dire que je m'en___________
Tes sanglots longs n'y pourront rien _______
Comme si bien Verlaine au vent __________
Je suis venu te dire que je m'en ______
Tu t'souviens des jours heureux et tu _______
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné _______
Ouais je suis au _______
D'te dire que je m'en ____
Car tu m'en as trop _____.
2) Consigne :apprenez le poème de Paul Verlaine qui a inspiré la chanson de Serge Gainsbourg.
7Tout suffocant 8Et blême, quand 9Sonne l'heure, 10Je me souviens 11Des jours anciens 12Et je pleure
13Et je m'en vais 14Au vent mauvais 15Qui m'emporte 16Deçà, delà, 17Pareil à la 18Feuille morte.
Verlaine,
Poèmes saturniens, 1866.
Compétences
évaluées :
-
Mémoriser un texte.
-
Lire un texte du patrimoine littéraire.
-
Être sensible à l'esthétique d'un texte par ses sonorités.
Critères
d'évaluation :
-
Mémorisation du texte : 10 points.
-
Intonation (exprimer la tristesse) : 2 points.
-
Prononciation des sons : 2 points.
-
Tenue corporelle et volume sonore : 1 point.
3)
Pour l'activité sur la versification, on explique aux apprenants son
fonctionnement.
A2
1) Consigne : Complétez
l'introduction à ce poème.
Il
s'agit d'un_________(genre du texte) intitulé
"_______________________" (titre du poème) écrit
par____________(prénom et nom de l'auteur) extrait de son recueil______________(titre
du recueil) publié en ______(année de publication).
Ce
poème écrit à la________(à quelle personne ce texte est-il écrit ?) parle de la nostalgie mélancolique et douloureuse
du poète qu'il ressent lors de la saison de__________.
Il
est composé en_________(nombre de strophes) ___________(nom des strophes de six
vers).
2) Consigne : répondez
aux questions suivantes.
a)
"Pareil à une feuille morte" (vers 17 et 18) : qui est comparé à une
feuille morte dans ce poème ?
==>
C'est une comparaison entre
deux éléments : le comparé, "Je" (vers 13) et le comparant :
"feuille morte" : le poète se compare lui-même à une feuille morte.
L'outil
de comparaison est "pareil à". On peut le remplacer par
"comme", l'outil de comparaison le plus utilisé dans la langue
française.
b) Les
"violons de l'automne" (vers 2
et 3) évoqués par le poète font penser à un élément de la nature qui émet des
sons ressemblants à des pleurs : lequel ?
==>
C'est une métaphore in abstentia : il n'a aucun
outil de comparaison et seul le comparant est présent, c'est au lecteur de
deviner le comparé.